Test de la SMART – 2ème partie

Test de la SMART – 2ème partie

22 juillet 2018 Entraînement & Compétition 0

S’améliorer, devenir meilleur que soi-même est ce qui me plaît dans le sport car c’est une aventure.

Lorsqu’on a l’occasion de se “surpasser”, on ne sait pas où l’on va. On part à la découverte d’un soi qu’on ne connaît pas.

Les échecs ont été reconnus officiellement comme un sport en France, néanmoins, à mon avis, ils gardent des particularités que l’on ne retrouvent pas dans la plupart des sports. En compétition, par exemple, dans quel sport voit-on un jeune enfant jouer contre un adulte ?

Et où, en plus, la victoire de l’enfant ne surprendra pas le moins du monde !

Dans quel sport voit-on les deux adversaires discuter longuement à la fin du match comme peuvent le faire des joueurs d’échecs à l’analyse d’une partie ?

Dans quel sport, les adversaires ont la possibilité de s’accorder pour faire match nul ?

Je pense que dans la plupart des sports, les indicateurs SMART peuvent être utiles pour s’améliorer et ils peuvent y être facilement énoncés.

Un exemple en natation

Je me fixe pour objectif de nager un 400m nage libre en moins de 5 minutes dans les 6 prochains mois.

S comme Spécifique : l’objectif est personnalisé, clair et précis.

M comme Mesurable : l’objectif est qualifié (nage libre) et quantifié (distance et temps).

A comme Atteignable : Le A désigne aussi Ambitieux et Acceptable. Il doit avoir un caractère de défi auquel j’adhère. Cet objectif me paraît atteignable.

R comme Réaliste : je ne me fixe pas comme objectif d’être champion de France du 400m.

T comme Temporel : dans les prochains 6 mois est un délai précisé.

Dans la plupart des sports, il y a déjà de nombreux indicateurs chiffrés : distances, poids, chronos, répétitions de gestes, etc. Il est facile de chiffrer, de mesurer précisément. On peut se rendre compte aisément de sa progression.

Aux échecs, il me semble plus difficile d’énoncer des objectifs avec ces indicateurs SMART, plus difficile aussi de s’apercevoir de progrès ou de baisses. Nous n’avons quasiment que deux outils de mesures : la pendule et le elo.

Tentons des exemples

  • Je me fixe pour objectif de résoudre 500 diagrammes tactiques d’ici un mois.
  • Je me fixe pour objectif d’analyser 2 parties de champions par semaine pendant 3 mois.

Est-ce que les réalisations de ces objectifs vont me permettre de vraiment m’améliorer ?

Cela peut dépendre de la difficulté des diagrammes par rapport à mon niveau, de la qualité et la profondeur de mes analyses…

David Smerdon dans son article s’était fixé un objectif elo mais il lui préféra finalement l’objectif de retrouver le plaisir de jouer.

Pour tester la SMART, voici donc mon défi :

Je me fixe comme objectif d’atteindre 1900 elo en résolutions de problèmes sur le site ideachess d’ici 2 mois.

Si vous choisissez de tester la SMART, de vous lancer des défis personnels aux échecs, n’hésitez pas à m’en faire part en commentaires ou par mail.


1ère partie

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